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Comics

Lundi 1 décembre 1 01 /12 /Déc 15:41

Aaah, le Joker. Beaucoup d'entre vous penseront à Heath Ledger, d'autres à Jack Nicholson, d'autres encore auront des souvenirs de la fameuse série d'animation qui a accompagné la jeunesse de toute une génération (dans la version originale, le Joker possède même la voix de Mark Hamil, preuve de classe s'il en est).


Mais il est très important de ne pas oublier son format original, le comic. Car c'est là qu'il a le plus la classe notre Joker, l'immortel, le criminel, plus manipulateur et sensationnel que dans n'importe quel autre format. Et c'est aux mains des plus grands auteurs qu'il prend toute sa splendeur. L'auteur phare des années 80, Alan Moore, lui a d'ailleurs offert sa plus grande histoire : The Killing Joke. De l'avis du plus grand nombre, le Joker de Moore n'a jamais été égalé depuis. Du moins... jusqu'à aujourd'hui.



En octobre est sorti aux Etats-Unis Joker, roman graphique signé Brian Azzarello pour l'histoire, Lee Bermejo pour le dessin. Cette équipe était déjà responsable de Lex Luthor : Man of Steel (critiqué ici même) et plus récemment du Joker's Asylum centré sur le Joker. Chacune de ces histoires fait preuve d'une narration brillante et d'une histoire particulièrement appréciable, d'autant plus que le style pour le moins original de Bermejo rend ces œuvres difficilement oubliables.


L'histoire du Joker ne se centre étrangement pas sur lui mais sur Frost, un bad guy du bas de l'échelle qui va se lier avec le Joker. On croisera cependant des visages connus comme Harvey Dent, Harley Queen ou encore The Riddler (toujours classe, mais toujours antipathique pour moi) ; on suivra donc Frost qui joue les hommes de main de son guide pour l'aider à reconquérir tout le pouvoir perdu durant son séjour à l'asile d'Arkham dont il vient d'être libéré. Les yeux du narrateur passeront de l'incompréhension à l'admiration, avant de finir dans une terreur sans nom face à la folie du Joker (ou plutôt à sa non folie, vu sa lucidité sur ses actes et le monde qui l'entoure).

Comme dans le fameux Arkham Asylum de Grant Morrisson, Batman est notable par sa quasi absence, mais sa seule apparition mérite à elle seule le détour, tant la scène de fin est cinématographique et mériterait d'être portée sur grand écran.



Tout est magnifique dans ce Joker, il est beau, insaisissable, incontrolable, on se laisse trainer jusqu'au fond du gouffre avec un plaisir délectable et on a au final qu'un seul regret, 128 pages ne sont pas suffisantes pour rendre honneur aux personnages et à l'histoire que nous offrent Azzarello et Bermejo. Chapeau bas d'ailleurs au dessinateur; surtout pour les pages colorisées par lui-même tant son style inimitable subliment le livre et le mélange de réalisme et d'horreur fonctionne.


Bref, si vous êtes capables de lire l'anglais, foncez et achetez Joker, sinon attendez février pour la sortie francaise, quoi qu'il en soit ne loupez pas cette perle.


Note de The Lords of the Geeks: 20/20

Par The Lords of the Geeks - Publié dans : Comics - Communauté : Monde de geeks
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Jeudi 7 août 4 07 /08 /Août 20:40
Si jamais vous avez découvert Lex Luthor avec le pantin sans intérêt du dernier film Superman, vous êtes a des lieues de ce qu'il est en réalité. Si vous le conaissez mieux grace a la série Smallville, vous êtes plus proche de la vérité mais il n'a pas encore confiance en lui, n'est pas encore capable des pires éxtêmes. Du coup dans l'imaginaire collectif l'image de Luthor se trouve bien déteriorée. C'est pour cela qu'une mini-série comme Lex Luthor - Man of Steel s'avérait nécessaire.

Car ici, durant les 5 tomes, on découvre un Lex Luthor humain, jaloux, éffrayé, manipulateur, charmeur et assassin. Toute la narration est assurée par cet homme qui méprise cet chose qui n'est même pas humaine, mais se montre hypocrite lorsqu'il s'agit de faire preuve d'humanité. A coté de cela Superman n'est qu'une image, montré comme un robot sans émotions, jusqu'a ce qu'il se retrouve face a son propre manque d'humanité. Quand a Batman, qui est três proche de Superman, il se montre tout aussi proche de Luthor sous les traîts de Bruce Wayne.


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Les dessins de Lee Bermejo sont absolument sublimes, immaginez que les plus grands artistes Art Déco se soient mits aux comics, et vous obtiendrez celui ci. Ajouttez a cela les couleurs très ingénieuses de Dave Stewart, pouvant passer de quelques applats a un aspect tres réalistes, mélangés a des décors proches de l'impressionisme, et c'est alors une profusion artistique comme rarement vu dans un comic. (L'équipe créative du comic est réunnie depuis ce mois ci dans la mini-série Joker's Asylum: Joker dont le premier tome est une perle, critique complette en fin de parution ^^)


http://img232.exs.cx/img232/4590/390878so.jpg
Au final on a autant envie d'adorer ce personnage que de lui vomir a la gueule, ce qui démontre que c'est un méchant particulierement réussi. Le but du comics est de montrer Lex Luthor dans toute sa splandeur, mission accomplie a 200%. On aurait seulement apprécié que les personnages soient plus approfondis, certains semblent très intéressants et sont a peine dévellopés, mais c'est aussi une part de Lex Luthor, rien ne brille a coté de lui.

Note de Lords of the Geeks: 18/20
Par The Lords of the Geeks - Publié dans : Comics - Communauté : Monde de geeks
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Samedi 2 août 6 02 /08 /Août 22:19
On connait tous la série des Alien VS Predator et je ne vous parle pas des films minables, mais des jeux vidéos qui étaient particulierement sympathiques. Plusieurs comics ont mit par la suite en scène des Aliens ou des Predators dans des crossovers particulièrement inatendus comme Superman and Batman versus Aliens and Predator ou encore Predator versus Judge Dredd et même Tarzan VS Predator! Mais la série que nous allons critiquer ce soir est une pure trouvaille scénaristique, tant les 3 univers se mêlent parfaitement.



http://images.darkhorse.com/covers/a/avpvttpb.jpg

On peux sur ce coup la saluer les scénaristes qui ont su intégrer une intrigue ne se contentant pas seulement de prendre les protagonistes et de les faire se battre, mais qui donne une place très importante à Ripley (ou plutot a son clone tiré de Alien : Resurrection), ainsi qu'a Annalee Call, aussi tirée de Alien : Resurrection. Le personnage de Ripley est d'ailleurs succulent, ayant perdue tout espoir, toute illusion sur le monde. Cela expliquera peut être l'empathie mutuelle qu'elle dévelopera pour les Predators. Call quand a elle aura un contact avec John Connor (plus proche de la version qui sera jouée par Christian Bale que le gamin des précedents films) qui aura laissé un message avertissant du danger des Terminators et de Skynet. Nous pensions que les Terminators avaient tous été détruits mais Skynet en a laissé un en circulation, s'étant mêlé a la masse et resté discrèt pendant des siècles, celui ci a prit le temps d'intégrer les plus hautes sphères scientifiques et créé en douce des Terminators avec des gênes Aliens. Quand aux Prédators, ils savent que ces hybrides sont les plus grandes menaces qui soient et s'allient pour y faire face.

Vous l'aurez comprit, l'histoire est plutot étoffée, mais cela se fera au détriment de l'action qui ne se fera finallement pas aussi présente que l'on aurait pu l'ésperer. Et les Aliens qui sont bien présent dans l'histoire par les gênes (ceux du clone de Ripley et ceux des Terminators hybrides) n'apparaitront par eux même que dans une poignée de pages tout à la fin de l'histoire. On peux se demander si tant de paroles étaient nécessaires, et si finallement 4 tomes sont suffisants pour rendre honneur a une histoire au potentiel pourtant hallucinant.

Les dessins sont beaux mais rien d'extraordinaire non plus, ce qui est regrétable, car le tout aurait pu être bien plus éffrayants en étant plus réalistes. Au final cette série mérite d'être lue, mais seulement pour apprécier un scénario très bien ficelée et la transformation magistrale de Ripley tout au long de l'histoire.


Note de The Lords of the Geeks: 14/20
Par The Lords of the Geeks - Publié dans : Comics - Communauté : Monde de geeks
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Mardi 29 juillet 2 29 /07 /Juil 01:19
On inaugure la rubrique "Critique Comics" avec une miniserie datant de 2003 se situant dans l'univers mainstream de D.C., plus précisement dans l'asile d'Arkham ou sont internés la plupart des méchants de Batman.


L'histoire débute en introduisant Warren White, un éscroc ayant gagné beaucoup d'argent en détournant les pensions et aides de milliers de familles de Gotham City. Cet homme plaide la folie, sans se douter que cela le conduira dans l'asyle d'Arkham, où il sera entouré des ésprits les plus perturbés de tout l'univers D.C.

Bien qu'il s'agisse d'une minisérie se déroulant dans la continuité de Batman, il est à peine présent dans le comic, l'histoire se centrant surtout sur les différents villains, et les matons de l'asile tout aussi dérangés. Le résultat est au final plus proche d'un Oz que d'un Prison Break, ce qui est plutot plaisant. On retrouve les méchants les plus populaires comme le Joker, Double Face, Poison Ivy ou encore Killer Croc, mais également de nouveaux personnages comme Jane Doe ou Humpty Dumpty. Et les trouvailles liées a ces différents personnages sont très ingénieuses. Ainsi Jane Doe est une femme s'emparant de l'identité de ses victimes, confectionnant des fausses peaux plus vraies que nature. Elle prendra bien sur soin d'arracher mains et yeux pour passer les systèmes de sécurité, et même enregistrer sur un magnétophone les hurlements pour la reconaissance vocale. Humpty Dumpty est quand a lui un personnage étonnement touchant, cet homme ayant subi des malheurs de malchances décide de réparer tout ce qui se retourne contre lui (trains, feux rouges, distributeurs ou ascenceurs) ce qui causera bon nombres de catastrophes. Bien sur le pire arrivera lorsqu'il tentera de réparer des êtres humains...

On suivra la déscente aux enfers de Warren White, sombrant peu a peu. Et comme on s'en doute, il ne finira pas dans le même état qu'a son entrée, loin de la. Malheureusement l'histoire part aussi dans des aspects pas toujours nécessaires et le glissement dans le fantastique avec invocations de démons et apparitions de revenants est plutôt troublante, même si on nous éxplique que tout cela n'est du qu'a un gaz hallucinogène diffusé dans l'asile...l'est-ce vraiment?

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Graphiquement c'est plutot
réussi, les couvertures sont très belles quand aux interieurs malgré un style tres cartoon, aux antipodes du style de Dave McKean présent dans la première minisérie Arkham Asylum sortie en 89, ils sont tout a fait convainquants et deviennent vite naturels. L'histoire malgré quelques longueurs et détours est tout de même captivante, et le plaisir de retrouver tout les villains de Batman et d'en découvrir de nouveau est bien présent. Un choix judicieux pour rentrer dans l'univers DC et s'habituer a un ensemble de visages pas forcement familiers.

Note de Lords of the Geeks: 17/20
Par The Lords of the Geeks - Publié dans : Comics - Communauté : Monde de geeks
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